Comme certain d'entre vous le savent déjà notre Guigui est devenu une vraie Star Internaltionale!Pour ceux qui n'auraient pas encore été mis au courant, voici une petite rétrospective de tout cela:
Courant Août, un journaliste du journal local de Moody AFB vient faire une interview de notre cher Guigui afin de faire un papier sur le "premier pilote d'hélico français envoyé en échange aux Etats-Unis".
Jusque là tout va bien: quelques minutes à raconter sa vie et à déconner au bar avec ses potes et le journaliste...
Mais quelle ne fut pas notre surprise de voir notre Guigui en première page du mensuel de la base (dispo. dans tous les bâtiments, juste quelques 7000 personnes...)!!!
Le même jour, je mange avec des copines à midi et l'une d'entre elle me dit "Au fait, j'ai vu "Jiôme" dans le journal de Valdosta aujourd'hui! Qu'est-ce qu'il est beau sur la photo" ... ... ...
Bon évidemment, cours acheter une dizaine de journaux, histoire de pouvoir en envoyer à la famille ainsi que quelques exemplaires afin de montrer tout ça aux petits-enfants (oui ben on est jamais trop prudent).
Voici la fameuse "UNE":
Ps: je le soupçonne de s'être arrangé avec le journaliste qui a "malencontreusement" écrit sont nom PILE à l'emplacement de son alliance... ... ... j'dis ça, j'dis rien mais quand même!!!Voici le lien vers l'article en question :
http://www.acc.af.mil/news/story.asp?id=123108368
Bon, pour ceux qui auraient encore quelques difficultés en anglais, voici en gros, et en français le contenu de l'article:
7/28/2008 - BASE AÉRIENNE de MOODY, Georgie. (Air Combat Command) --
Pour la première fois dans l'histoire de l'Armée de l'Air des États-Unis, un pilote français d'hélicoptère s'est récemment associé au 41ème escadron de Sauvetage pour un échange de 3 ans.
Le Capitaine Guillaume Vernet, qui était sur puma SA 330 avant le programme d'échange, est affecté au 41ème RQS en tant que pilote.
En France, le capitaine Vernet appartenait à l'Escadron d'Helicopteres 01.067 Pyrénées.
L'unité fait partie de l'Armée de l'Air française et est située dans la base aérienne de Cazaux, France.
Le Capitaine Vernet est entré dans la phase de familiarisatin du programme d'échange en octobre 2007, quand il était à Kirtland AFB, N.M. : "J'ai passé mes premiers mois à me familiariser avec les coutumes militaires des États-Unis ainsi qu'à l'anglais", dit le capitaine Vernet. " Alors en décembre 2007 j'ai commencé mon entraînement sur HH-60."
De décembre 2007 à mai 2008 le capitaine Vernet s'est exercé sur le HH-60 avec le 58ème escadron d'opérations spéciales et s'apprête à devenir le premier pilote d'hélicoptère français à être envoyé aux Etats-Unis et le premier pilote d'hélicoptère d'échange à introduire une unité opérationnelle dans la communauté des pilotes de l'hélicoptère HH-60.
" Le Puma est un appareil plus ancien avec des capacités limitées comparées au Pavehawk " dit le capitaine Vernet. "L'aspect le plus difficile de cet entraînement a été la phase de ravitaillement en vol."
Une fois que le capitaine français a fini sa formation, il était prêt à joindre le 41st RQS.
"Je suis extrêmement excité d'être ici" dit le capitaine Vernet. " Le 347th groupe de sauvetage est connu dans le monde entier comme la première unité CSAR, c'est exactement où je voulais être."
Le capitaine Russell, qui est le chef pilote du capitaine Vernet estime que l'escadron a l'homme qu'il faut pour ce travail: "L'Armée de l'Air française a envoyé un de leur meilleur et de leur plus brillant pilote " dit le capitaine Cook, " C'est la personne qu'il nous fallait, il a été jusqu'ici vraiment excellent".
Bien que le Capitaine Vernet n'aie pas encore volé avec l'escadron, il a précisé qu'il ne pouvait plus attendre pour revenir sur le siège du pilote. " Je n'ai pas piloté depuis l'école de Kirtland, " dit le capitaine Vernet " J'ai hate de finir mon circuit arrivée ici afin de pouvoir continuer à m'exercer sur le HH-60".
Pendant son incorporation à l'escadron, le capitaine Vernet s'exercera non seulement avec le 41ème RQS, mais sera également envoyé en Opérations Extérieures. " Pendant mon temps ici, je fais partie de l'escadron, je suis exactement la même formation, je serai déployé comme n'importe quel autre aviateur américain dans le 41ème RQS, excepté en Irak, et je participerai aux exercices " dit le capitaine Vernet.
Bien que capitaine Vernet soit déployable, il ne se déploiera pas en Irak si le 41ème RQS devait partir. Le capitaine pourra par exemple participer à un exercice à grande échelle comme RED FLAG.
" Les deux choses que j'attends avec intérêt sont de participer à un grand exercice et de suivre un déploiement à la manière de l'Armée de l'Air Américaine" dit le capitaine Vernet. "Je voudrais également être qualifié instructeur sur le HH-60 vers la fin de mon tour de trois ans".
Le Capitaine Scott Adams, qui fait partie du 55th RQS de Davis-Monthan AFB, Ariz., voyagera également en France en tant qu'officier d'échange. Le Capitaine Adams pilote actuellement le HH-60 mais pendant son temps en tant que pilote d'échange en France il pilotera l'EC 725 Caracal, dans l'escadron 01.067 Pyrénées. Le Caracal est un nouvel appareil qui a été particulièrement conçu pour la CSAR française.
" C'est vraiment un programme d'envergure pour les deux capitaines, " dit le capitaine Cook, "On a donné au capitaine Adams et au capitaine Vernet une grande opportunité pour apprendre et transmettre leurs différences culturelles et militaires." Mais ça ne s'arrête pas là!
Quelques jours plus tard, c'est à la radio KIX COUNTRY (99.5FM ) que la star a été interviewée EN LIVE et EN AMERCAIN !!!
Evidemment il a été super fort, j'étais de mon côté, assise sur mon canapé à écouter mon petit chéri, plutôt super méga carrément hyper trop fière... mais malheureusement, on a pas réussi à la mettre sur le blog, désolé!
Maintenant et parce qu'il parlera de tout ça beaucoup mieux que moi, je vais vous laisser en compagnie du Grand, Célèbre, Vénéré...
GUIGUI :
Enfin ce blog va répondre à la question que chacun d’entre vous se pose :
Mais qu’est ce qui fait le petit français ?
Effectivement, il ne faut pas oublier le pourquoi de la présence de vos narrateurs en terre Américaine : le Guigui des bois s’est exporté pour le boulot !
Donc oui, je répondrai et étancherai enfin votre soif, votre goût pour l’adventure avec un grand Ad.
Est-il nécessaire de le rappeler, votre narrateur, et bien obligé, se retrouve en octobre dernier en début de transfo sur HH60 Pavehawk, version USAF du mieux connu UH60 Blackhawk, bref un nouvel hélicoptère qu’aucun de ses copains il pouvait l’aider dessus.
Alors comment ça se passe ? La formation sol (sorte d’ETIS pour les érudits) dure 3 semaines. C’est un Etis Mec. Nav et donc assez technique. Traduction : il en chie le ptit frenchy. Pasque les quainquains ils s’en foutent pas mal qu’il soit à la ramasse sur le vocabulaire technique et ils lui servent des « bellcranks, des sumps, des bearings et des needles» enfin tout plein de mots évidents pour mes amis de la bannière étoilée mais plutôt chinois pour moi… Bref, 2 week-ends de travail perso et la qualif. sol est dans la poche. Ensuite viennent les cours académiques, les simus et 1er vol.
Ca va trop vite ? OK, je vais détailler un peu.
Pour la petite histoire, tous les instructeurs sol, c’est des « contractors », personnel civil sous contrat avec une boite privée qui sous-traite l’instruction au profit de l’USAF. Pour la plupart : des retraités de l’armée de l’air, mais aussi de l’Army et de la Navy. Nombreux avaient fait le Viet-Nam (UH1, HH 3-F, certains ont vécu de près l’histoire de Bat 21, un sauvetage historique qui a donné ses ailes à la CSAR…) Bref des gens plutôt aiguisés et très intéressants avec un carnet de vol plus qu’étoffé.
Donc revenons à nos moutons : le simu.
En fait les simus dégrossissent énormément le travail pour la mise en route et l’utilisation des systèmes de base de la machine et les procédures pour le travail élémentaire (pousse le bouton, tire sur le manche, monte pas trop haut, parle au monsieur dans ton chapeau éléctrique, bref rien de très croustillant). Sauf que c’est une première approche avec la bête et ça permet au ptit français de se rendre compte que… ben parler c’est pas gagné.
Imaginez : un nouvel hélico, de nouvelles procédures, une nouvelle culture et une nouvelle langue, le tout avec la qualité d’un micro et d’écouteurs qui vous rendent un « A Rachht buddy, païstrolllss », qui était la première phrase que m’a adressé mon copilote et qui m’a laissé sans voix. Notez bien, une mise en route, ça se travaille, on sait de quoi il va nous parler le mec. nav., on peut s’y préparer, s’y entraîner mais ça !!! « païstrolllss »… non… En fait il m’avait simplement dit un truc tout bête : « Allright buddy, Pilot has controls » soit en français dans le texte : « Ok mon pote, maintenant c’est toi qui a les commandes… ».
Notez ça met dans le bain. On se sent un peu l’air bête une fois qu’on a compris : « ah ben oui, il a lâché les commandes lui, donc forcément, ça doit être à moi, hihihi ». Bon c’était au simu donc une franche rigolade. En vrai, c’eût été moins drôle! Ah on rigole moins.
Mais comment qu’il est cet hélicoptère ? Alors là ça devient technique, mais on devrait garder toute l’audience quand même…
- Bon, des pales (qui tournent dans le mauvais sens), 2 moteurs, des trucs qui font bip, des boutons qui s’allument (ou pas). Jusque là ça va ? Ok on continue. Equipage : 2 pil, 1 mec nav, 1 gunner. Le cockpit est inaccessible au mec nav, entendez par là, c’est les pilotes qui touchent à tous les boutons.
- Le mec nav lit les checks lists avec son pire accent pasqu’il aime bien lire vite et y connaît tout par cœur. Il est les yeux du pilote pour tout ce qui se passe derrière à droite, il s’occupe du treuil et des cordes lisses de son côté, et il a aussi sa Gatling (une mitraillette avec plusieurs canons qui tournent pour tirer chacun leur tour, si si vous l'avez vue dans des films de guerre américains...).
- Le gunner est les yeux pour derrière à gauche. Il assiste pour les checks lists, il a ses cordes lisses, rope ladder (echelle de corde), rappels et son joujou (sa Gatling à lui, du 7,62 et des fois de la 12,7, bref ça défouraille sec). Reste de la place pour les commandos.
- L’hélico, et je ne parlerai que de l’Unclassified que tout un chacun peut trouver sur pavehawk.com. Un beau bébé qui peut aller à 22000 livres, avec un treuil hydraulique (que le pil peut aussi opérer seul), une FLIR (Forward Looking Infra Red, une télé pour voir dans la nuit), une centrale gyro laser hybridée Doppler et GPS (ça envoie du bois ça hein ?en fait c’est juste un truc qui dit papa maman et évite d’emporter une carte en vol), un Radar météo (Gillot Pétré mais en version muet), un système autoprotection que j’ai pas droit d’en parler, un PLS, Have Quick 2 et plus de trucs croustillants mais que je dois vous couper la langue et vous flashouiller le cerveau si je vous en parle. Sinon, quelques modes couplés intéressants (rien de sexuel pour ceux dont l’esprit aurait du mal à coller au récit). 4 heures d’autonomie carburant sans ravitailler et tout le temps que vous voulez en ravitaillant en vol, à condition d’avoir un ravitailleur pas loin, ce qui dans les régions traversées par votre fidèle narrateur, est plutôt fréquent.
Et voilà, on s’évade hein, on est bien, Tintin, on peut continuer hein ? Bon je pense qu’une bonne bière peut faire du bien à ce moment là du récit. Moi-même, je n’ai donc pas hésité à faire péter la bonne vieille Bud du frigo. On se sent tout de suite mieux là.
Alors on continue.
1er vol. Ah bah non, j’ai oublié de vous dire qu’avant le premier vol, y a la livraison du père-noël. Ouais en fait, chez les yankees, ils font pas les choses à moitié en terme de soutien.
Donc, un arrivant à l’escadron, dans mon casier, j’avais mon ptit casque mais on m’avait ajouté ma ptite Frag (gilet de combat avec le parfait outillage du pilote campeur perdu dans le désert), ma ptite paire de JVN (5ème génération s’il vous plait) plus des cyalumes en veux-tu en voilà, des mousquetons en pagaille, bref, de quoi travailler.
Comme j’ai râlé un peu (faut bien faire son français de temps en temps) ils m’ont donné un sac pour mettre tout ça, une lampe de bouche, une lampe de doigt (non non, toujours rien de sexuel) et d’autres petits outils qui évitent de demander toujours au mec nav s’il a pas une tite pince pour resserrer ce p.. de truc qui commence à me faire c…Bref. Et ce n’était qu’un début, pasqu’ici, à Moody, ils m’ont un peu reservi… Ça rentre pas dans le coffre du 4x4… Juré… Enorme… Enfin, là n’est pas le propos. Recentrons le débat sur l’essentiel. Le 1er vol.

J’avoue, c’était un peu flippant. D’autant plus qu’une fois que j’ai mis les 2 moulins en route (privilège du pilote à droite) y avait un boucan de malade. En fait je savais pas mais il y avait un optionnel dans le casque. Moi je croyais que c’était des bouchons anti-bruit tout cons, donc je les ai pas mis… En fait, c’était effectivement des bouchons anti-bruit mais il y avait un fil tout petit qui se branche dedans et envoie directement le son des écouteurs tout au fond de tes oreilles. Un confort d’écoute total… Sauf que je l’avais pas pour le premier vol (le truc de phase quoi…de jeune, de bleu bite quoi !) Mais quand même, 1er vol outstanding. Même pas dure la mise en statio… bref, a piece of cake (du gâteau quoi). Non, vraiment une belle machine, des procédures adaptées à un hélico (pas de piste, pas grave, pas de mono DES, pas grave, pas de bi HES, pas grave, si y en a qui comprennent pas à ce moment-là du récit , pas grave. Non en fait désolé et merci à toi, néophyte qui simplement pour le goût du verbe, de la phrase, du bon emploi de l’imparfait du subjonctif est toujours parmi nous).
Rassure-toi lecteur, je ne vais pas énumérer ainsi mes prouesses maintes fois répétées à chaque vol, et non, je n’ai pas encore fini ma première bière. Ma sobriété est donc toute démontrée.
Donc pour résumer cette première partie : il en chie (l’inglishe est pas fastoche), y se gave pasque les quainquains lui filent plein de cadeaux et y se regave pasqu’y vole.
La formation suit son cours.
La transfo commence par une série de vols qu’on pourrait qualifier de tenue machine (contact rides) où on se sature la gueule de pannes et on se pose souvent en autorotation (pour de faux).
Oui, les Yankees considèrent que, la machine étant souvent aux perfos les plus pourries (masse max, 10000’, 35°) que la perte d’un moteur équivaut à une panne moteur totale. Effectivement, ami lecteur, Kirtland AFB se trouve à 5300’ (et c’est le point bas…), en terrain montagneux désertique (donc fait chaud et ça monte. Je dis ça pour t’aider à rattraper néophyte qui apprend en lisant que si fait chaud et fait haut, l’hélicoptère est plus très content) et quand on réduit un moteur, l’autre il peut aller faire le café ou la vaisselle mais pour ce qui est de faire le reste…
Note qu’à chaque vol, les machines font un hot refuelling, ce qui fait travailler cette procédure depuis tout petit et ce qui fait économiser une mise en route (fatigue/usure, temps et pétrole). Néophyte, accroche-toi. Hot refuelling n’a rien de sexuel non plus. Ca veut juste dire qu’on va refaire le plein à la citerne, au parking, mais que le rotor et les 2 moteurs tournent tout le temps. Ok ? Tu peux aller te reservir une bière (et en passant tu m’en chope une, tu es gentil)
Donc après ces quelques 6 vols de qualification technique, retour aux cours académiques pour la qualif vol aux instruments.
Alors là, j’étais sur le point de rendre mon tablier. Bah oui. Le vol aux instruments c’est chiant en vol. Mais alors au sol… D’autant plus que les gens de ma promo, pasque oui, je ne suis pas seul, y m’ont donné des copains, deux américains et un anglais. L’anglais 53 ans 9000 heures de vol dont 1000 sur Merlin (EH 101). Les Rosbifs quand ils envoient un officier d’échange, y se mouillent pas trop. Ceci dit il en a plus chié que moi en qualif ravito le M. 9000hdv.
Bref, les autres de ma promo, ils connaissaient les procédures US alors que Bibi, il a du tout apprendre (minima machine, minima terrain en fonction du nombre de pistes, du type de feux et d’approche, de la petite lettre en haut à gauche qui dit militaire ou civil… ça y est je sens que je vous perds hop ! néophyte, érudit, raccrochez, on va bientôt parler de trucs plus hots). Bon on va pas épiloguer c’était chiant de chez chiant. Mais j’l’ai eue.
Alors là on passe aux qualifs tactiques. Du bon gratin, fumant, croustillant. Le but est d’être qualifié Ravitaillement en vol de nuit et Commandant de Bord CSAR (Combat Search and Rescue). Mettez la musique de TOP GUN, frottez vous les yeux, ça commence.
Tout commence par … des cours académiques. On repart à zéro. Rien de très excitant donc. Puis… les … (allez essaie, c’est toujours pareil, après les cours, c’est … ?): simus.
Et oui, on passe fastoche 6 heures au simu. Pour chaque mission, un scénario, un ATO, des SPINS, des ROEs, (Néophyte, heureux de te retrouver, pas très marrant ce message, si tu veux tu peux aller t’amuser sur cette page net pour voir le boulot de ton narrateur, ça vaut parfois tous les discours :
http://fr.youtube.com/watch?v=k0dEv3rip6o ou
http://fr.youtube.com/watch?v=4hh18_IYLM0
http://fr.youtube.com/watch?v=LS0o5YO79Z0
http://fr.youtube.com/watch?v=LCgX0Iu_rHg&feature=related
Désolé pour le reste j’ai signé une clause de confidentialité avec le président, je peux pas parler sinon, ils mettent le feu a ma maison, ils volent mes chevaux et ils piétinent mes terres (je sais ça fait bizarre mais c’est les lois américaines…)
Allez, je suis content que vous soyez arrivés jusqu’ici d’une seule traite. Vous en saurez peut –être plus dans un prochain épisode...
Have fun & fly safe.

The Guigui from the western woods.